Vestiges d’un problème d’acné, d’un accident, d’une chirurgie ou d’un accouchement, les cicatrices témoignent de notre passé médical et racontent ainsi une partie de notre histoire. Parfois sources de complexes, leur présence peut être difficile à ignorer; voilà pourquoi on cherche tant à les prévenir ou à les faire disparaître.

La cicatrisation

L’une des fonctions principales de la peau en est une de protection. En effet, sans elle, l’organisme serait plus vulnérable à une multitude d’agresseurs : agents infectieux, pollution, rayons du soleil, produits chimiques, etc. Heureusement, la peau joue bien son rôle de barrière protectrice. Le corps est doté de remarquables mécanismes de réparation des tissus, dont la cicatrisation, qui sont déclenchés sans délai lorsque la peau s’abîme ou se brise.

Une cicatrice se forme lorsqu’une lésion abîme une ou plusieurs des trois couches de la peau, soit l’épiderme, le derme et l’hypoderme. L’épiderme contient plusieurs couches de kératinocytes (cellules qui fabriquent la kératine). Le derme renferme surtout des fibres de collagène et d’élastine, des follicules pileux ainsi que les glandes sébacées et sudoripares. On y retrouve également des capteurs sensoriels. L’hypoderme, quant à lui, se compose principalement de cellules graisseuses. Le tout est traversé par de nombreux vaisseaux sanguins.

Si la peau ne peut résister aux blessures, elle a la capacité de renouveler ses cellules et même de se cicatriser. En cas de blessure légère, seule une partie de l’épiderme est lésée. Les cellules détruites sont alors remplacées par de nouvelles cellules à partir de la couche basale de l’épiderme. Cependant, si la blessure est profonde, les dégâts sont plus importants et le processus de cicatrisation, plus complexe. L’épiderme se répare, mais la peau ne retrouve pas tout à fait son aspect normal et il reste une cicatrice. Cette cicatrice va s’améliorer, se remodeler. C’est pourquoi on ne doit pas juger de son apparence immédiatement, mais plutôt plusieurs mois après sa formation.

Les conditions gagnantes

Pour que la cicatrisation se fasse bien, on doit assurer des conditions de guérison optimales.

À la suite d’une blessure mineure, telle une égratignure, une coupure ou une brûlure, les soins apportés à la plaie sont très importants afin de favoriser sa cicatrisation. Pour vous renseigner sur la gestion des plaies mineures, lisez le texte Premiers soins 101 : apprenez à soigner les « petits bobos ». Votre pharmacien peut également vous informer et vous conseiller en cas de blessure mineure.

Si la plaie résulte d’une chirurgie ou d’une autre intervention, demandez au professionnel de la santé l’ayant réalisée de vous éclairer sur les meilleurs soins à prodiguer. Même chose s’il s’agit des conséquences d’un accident. Ne quittez pas la clinique ou l’hôpital sans être bien certain de ce que vous devez faire dans les prochaines heures, les prochains jours et les prochaines semaines. Le fait de bien suivre les recommandations du professionnel de la santé et l’évolution de la plaie favorisera sa bonne guérison, de même que sa cicatrisation.

L’idée courante que les plaies ont besoin d’air pour guérir est erronée et obsolète. Au contraire, il est maintenant reconnu que le processus de guérison et de cicatrisation d’une plaie est favorisé par un milieu humide (mais pas mouillé). Le fait de protéger la peau avec un agent couvrant peut aussi s’avérer bénéfique.

Soyez patient. Le processus de cicatrisation, dans certains cas, peut prendre de 6 mois à un an, parfois même plus.

Les obstacles à la cicatrisation

Le processus menant à une bonne cicatrisation peut être perturbé par différents facteurs, dont :

  • la présence de corps étrangers dans la plaie;
  • la présence d’un hématome;
  • une infection;
  • une maladie affectant la capacité de cicatriser, comme le diabète ou des troubles de la circulation;
  • la prise de certains médicaments;
  • la malnutrition;
  • l’obésité.

Chez certaines personnes, le processus de cicatrisation ne se fait pas normalement. En fait, il est en quelque sorte trop efficace : les cellules du tissu conjonctif fabriquent tellement de collagène qu’elles provoquent des excroissances de peau. Celles-ci forment des cicatrices dites chéloïdes, qui sont inesthétiques et parfois douloureuses. Ces cicatrices peuvent en outre provoquer des démangeaisons. Elles sont volumineuses, dures au toucher et de couleur rose ou rougeâtre, sur les peaux claires ou brun foncé sur les peaux noires. Dans les pires cas, on doit envisager la reprise de cicatrice, c’est-à-dire une intervention chirurgicale.

Quelques conseils pour une cicatrisation plus efficace

  • Laissez se reposer la partie du corps où se trouve la plaie. Plus cette partie reste immobile, moins les bords de la plaie risquent de se séparer. Évitez les grands efforts physiques ou les activités qui risquent de rouvrir la plaie ou de compromettre sa bonne guérison.
  • Si vous avez des points de suture, faites-les retirer après le délai convenu. S’ils restent en place trop longtemps, les fils peuvent laisser des traces plus importantes que prévues.
  • Protégez la plaie des rayons du soleil. L’exposition solaire compromet la cicatrisation et augmente le risque de cicatrices permanentes et disgracieuses.
  • Demandez à votre professionnel de la santé s’il convient de masser la plaie. Cela peut parfois aider à la cicatrisation.
  • Si vous avez une plaie non suintante dont vous voulez favoriser la cicatrisation, procurez-vous l’un des produits conçus à cette fin qui sont disponibles en pharmacie. Par exemple, la crème restauratrice Cicalfate d’Avène, riche en agents actifs réparateurs, permet à votre peau de se régénérer plus rapidement pour retrouver un aspect normal. Elle assouplit votre peau et retrouve ainsi son confort. La crème Dermalibour+ de A-Derma, quant à elle, est un soin de la peau assainissant, apaisant et réparateur des irritations cutanées.
  • Demandez à votre pharmacien de vous aider à choisir le bon produit et de vous conseiller sur la façon d’en retirer le maximum de bénéfices.
  • Si vous remarquez la présence d’une cicatrice tenace ou de mauvaise apparence, discutez-en avec un médecin. Certaines interventions peuvent être envisagées pour rectifier la situation.
  • Cessez de fumer. Il est généralement reconnu que le tabagisme nuit au processus de cicatrisation puisqu’il rétrécit les vaisseaux sanguins.

Bien que les cicatrices soient tout simplement des conséquences des aléas de la vie, leur présence est souvent embarrassante. Ici, le principe disant qu’il vaut mieux prévenir que guérir s’applique fort bien. Par contre, en cas de lésion, vous pouvez prodiguer des soins et poser des gestes qui réduiront les chances que certains événements plus ou moins « marquants » de votre vie laissent des traces!

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